tu es pervers
beaucoup plus que tous les temps
et dans le creux du cou
tout est permis pour attendrir les deuils
le souffle court des affres blanches
le souffle aimé en boule
long en soupir quand traîne le drap au pied du lit
tu m'as tordue
coincée dans le baîllement d'une porte
au temps de tes chiens morts
au lieu de ça
dans une boîte
mon visage ne veut plus rien dire
sinon te mourir à moi
te prendre dans un cercueil
les icebergs en dérive
que je t'assèche
que cachent les larmes
que tu me mouilles
dans tout le ciel
pareils en même temps
pour deux nous sommes des dizaines
à tirer le drap
à piétiner le mythe
garder en cloche l'homme et la femme
son pied semé
perdu
enterré
que germe une autre
dans les lèvres et les lèvres
que naissent les enfants réchappés
nos mémoires recroquevillées
nos mémoires dans des paniers
garder le geste tendre
le pôle tourne à sa fin
son axe coule
sur ma cuisse
les pleurs se changent en monstres dans les rêves
rompues sous les roues
confondues en passantes espagnoles
les cheveux lisses
noirs
et tirés
mon étain
mon cuivre
ma vitre
le reflet des nuits
surtout celles de mes accouchements
de tes eaux toutes coulées
du souffle
longtemps aimé
mon cuir et ma soie
tout est sans fin
face à face dans les miroirs
3 commentaires:
Oh, Lili!
Gauloise et nue,
bras d'apothicaire, doigts
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irons-nous, irons-nous
boire avril à l'aube tu?
B.
2 mois
t'exagère un peu, non?
Avril est si loin déjà. Il faudrait être très persévérant s...
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