samedi 1 septembre 2007

les longues nuits

tu es pervers
beaucoup plus que tous les temps
et dans le creux du cou
tout est permis pour attendrir les deuils

le souffle court des affres blanches
le souffle aimé en boule
long en soupir quand traîne le drap au pied du lit

tu m'as tordue
coincée dans le baîllement d'une porte
au temps de tes chiens morts
au lieu de ça
dans une boîte

mon visage ne veut plus rien dire
sinon te mourir à moi
te prendre dans un cercueil
les icebergs en dérive
que je t'assèche
que cachent les larmes
que tu me mouilles
dans tout le ciel
pareils en même temps

pour deux nous sommes des dizaines
à tirer le drap
à piétiner le mythe
garder en cloche l'homme et la femme
son pied semé
perdu
enterré

que germe une autre
dans les lèvres et les lèvres
que naissent les enfants réchappés
nos mémoires recroquevillées
nos mémoires dans des paniers
garder le geste tendre

le pôle tourne à sa fin
son axe coule
sur ma cuisse

les pleurs se changent en monstres dans les rêves
rompues sous les roues
confondues en passantes espagnoles
les cheveux lisses
noirs
et tirés

mon étain
mon cuivre
ma vitre

le reflet des nuits
surtout celles de mes accouchements
de tes eaux toutes coulées
du souffle
longtemps aimé

mon cuir et ma soie
tout est sans fin
face à face dans les miroirs

3 commentaires:

Mister B. a dit…

Oh, Lili!

Gauloise et nue,
bras d'apothicaire, doigts
au menu d'Index
irons-nous, irons-nous
boire avril à l'aube tu?

B.

marie deschênes a dit…

2 mois
t'exagère un peu, non?

Lilijack a dit…

Avril est si loin déjà. Il faudrait être très persévérant s...