mardi 20 novembre 2007

à l'interne

il s'agit de dispositions
bien sûr des choses

esprit
souffle âme
état
groupuscules
comme ça
de choses un peu rapiécées
d 'enduits superposés
de finitions antiques

on gratte toujours un peu
voir en-dessous
du voyeurisme
du rayon x

la source se fait rare
ou alors se fait attendre
volontairement tue
profondément sous-cutanée

un jour!
qu'on se dit
comme des petites lamelles
bien cordées sur la brochette

et les nuisances se suivent et se ressemblent

bouderies
cachotteries pare-spleens
la star des lunettes noires
dans l'autobus bondé

à chacun ses contes disait-on
invalides
impénitents un peu grassouillets
avec des pourquoi en forme de tours à bureaux
par centaines rassemblées
manne en mire
comme si de rien

les dévastations n'accusent qu'un reflet
très personnel
un peu les abîmes de la chair
un peu les espaces infinies
toujours est-il
noirceur

(à suivre...)

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Texte sombre mais joli. Ça me ressemble.

marie deschênes a dit…

lili tu nous ponds quelque chose d'autre que de l'absence, dis?

marie deschênes a dit…

ha tiens mon nom est apparu