la jambe croisée sans faste les lèvres un peu rosace avec des symboles à déchiffrer
un tabouret en guise de crépuscule et puis zut mélodrame malembouché qui s'étire alors on suit le cours de la journée à la fin on laisse traîner la patte on zieute et on s'attend à rien
pure folie lambineuse
banale maladie
et puis comme un passage vers le désert qui tue
une bourrasque
un peu d'impromptu
ça tourne ça cogne dur ça envoie des bains turcs en pleine figure les bras au ciel ça hurle des mots silencieux parce que ça passe ailleurs ça ratisse le nerf central ça combine l'électrique et l'eau la larme part toute seule vire rouge et cramoisi et les assiettes tremblent de peur comme des rocs qui se soulèvent de toutes parts de toute l'âme qui fait mal mais moins à mesure des cordes
l'homme en sourdine qui suit l'inclinaison de la colère noire
on ne parle plus
l'extase remue le sel des mers à bras d'avion
plein de bras plein de coudes et des fesses qui vous assomment comme une machine à écrire
la grâce au poignet
le doigt qui en jette et l'ongle qui arrache la galle
y'a plus que la frange de la jupe pour amortir la chute
tout le sang répandu nonchalamment
ma nuit s'efface
c'est un rideau mouillé qui m'attaque d'un coup de théâtre
moi je dis chapeau
brèche ouverte qui comprend le glas sonné
quand le trépas se semaine comme un forcené
je dis chapeau ma rouge
laissons là les cadavres exquis
et levons le pied
3 commentaires:
spectatrice tu es la fenêtre
sans toi l'art n'est que mauvaise habitude et triste soliloque
Ça fait de toi un paysage... Image parfaite!
circularité sort de ce corps
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