lundi 29 décembre 2008

le doigté se perd





un tour d'horizon suffit pour enfoncer le snooze au plus profond du fond de mon verre
des envies de lourdeur de jambes molles de pied gauche et de rafales de rêves de dernière minute

le comptoir s'est vernis pour ma glissade
une thrombose athlétique qui me lie les poignets aux barreaux du lit
sans rien d'extraordinaire comme un homme nu à mes pieds
ou alors comme un harem désertique bien sec qui flambe
non

des nuages qui s'étirent en dernière demi-heure
loin de la saturation
des filasseries qu'on traverse d'un regard négligé
qui ne sont là que pour la poudre aux yeux

pour du satin en cathédrale

des poupées plein la gamelle

tous les chiens arrivent en grognant des ventres creux ça me déchire les tympans je dois tendre la main au piège pour les tâtons de ma nuit
vitreuse quand je me cogne dessus en pleine face

sans compter les aplatisseurs les tordeurs les rotoculteurs les grattes

je m'enfonce dans une sourdine pâteuse
sans me débattre sans broncher
la ligne de lumière à ma taille comme une lame lisse

monte monte monte

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