je vous échafauderai des mythes partiels en composant de faux numéros de téléphone
des horizons lointains remplis de gaz parfaits
avec des lignes des pointillés des cadratures étudiées financées à même le trésor public
ça chauffe ça bouge ça se dilate en un tour de main
un claquement de doigt
et me voilà musique torturée courbure distale prise de remous
une ombre au plus
divertie de passer son tour
quand les lumières clignotent enfin qu'on tourne les coins ronds comme des bulles
mon verre qui tiédit toute la journée
sous l'influence de l'acrylique du nylon des sonneries automatiques
je vous roulerai des pelles pleines
souvenirs de la route crue
qui sera du moins le temps de le dire
vers la joue tendue au baiser
une camomille ébouillantée
désossée avidement dans son petit jaune folâtre en forme de caniche
la bordure de la bouche en fossé saillant de cloques
les jours bénis entre tous entre sa servitude l'entourloupette de ses branchages acérés et ce jusqu'au bout de la moindre brindille qui reste
je vous enfermerai dans une cave
avec les conserves et les marinades
je vous en ferai des champs d'histoires bien rondelettes
de chaque pied chaque pavé
une descente de couette maritime
les algues qui la chevauchent depuis lors
cette vieille chose trop racontée
dans les cercles d'eau
je vous en ferai des paquets à porter
en de rares occasions
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