lundi 25 août 2008

Des tempêtes aux semelles

est-ce que j’érige quelque chose d’un univers vide?
être femme dans le 9 à 5 qui passe comme une ride à ma joue
abattue
que je voudrais seulement calmer la soif d’un peu de délectable
si je ne peux te dire alors voici mes mots lancés au publique avide
et me voilà au seul endroit
qui semble trahir le temps

il y a une louve dans mes veines qui s’agite et qui attend la nuit
qu’elle passera en appels sans échos
à frayer des montagnes colossales se mêlant aux abysses
le pelage en glace l’oeil étrangement humain

est-ce que j’érige toute seule comme si de rien n’était dans une trame de métro?
à fouiller des regards occupés
les mains pendues bien droites
attendre qu’une porte s’ouvre dans cette accalmie de souterrains
il n’y a que des murs qui défilent dans toutes les directions

je m’accroche à une substance très faible qu’un jour j’ai surprise en musique
derrière une vitre comme d’un musée de cire
très faiblement

et cette louve dans mon sang parcourt des kilomètres chaque nuit
pour l’entendre encore

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