mercredi 26 juillet 2017

Mélancolie



j’ai osé creuser dans les labyrinthes
aux fonds des huîtres dormait une perle petite et mordorée comme au fond d’un océan sans bateaux, sans oiseaux pour plonger aux bancs de poissons

des labyrinthes de mots portés aux images
que je ride toujours encore que je m’assèche dans ce temps et que j’écoute Bashung pour tes regards

tus

parlant d’avril dans mes bras parlant de rendez-vous raté

avec des mots encore dans les tubes des corps tous les tubes toujours vierges toujours comme des friches des terrains plein de sauvageries inclassables

j’ai osé traverser la barrière et je m’en mords et je m’en triste de ma femme encore ici pour rien jusqu’au bout essayant de parler les mots

tus


un timbre phosphorescent flottant nulle part





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