mercredi 20 août 2008

Romances

c’est épuisée que j’arrive enfin à dire ce qui m’éventre comme des orgies de fleurs les mots nacrés en surface et qui recèlent du duveteux du moelleux tellement vastes bientôt ton corps entre mes mains je pourrai dormir

je poserai mes lèvres au sol en grande papesse des promesses

je nierai que la peau s’étire vers le bas et ne remonte plus

je nierai tout ce que façonne les grossesses

je te ferai plein de certificats

scellés par un baiser anodin

je chante ma voix depuis que certaines parcelles de vérité sont disparues

comme perdue dans un escalier de bois

avec des fêtes latines mystérieuses et des étages de lumière intimes

à ramasser des fleurs jaunes cette fois

à crier dans des quais de livraison

regarder par la vitre fêlée ce que nous n’aurons pas vécu ensemble

mais tout de même

à quelques coins de rue près

grosse de fatigue épuisée je nierai demain

ça ne se peut plus d’inventer l’argent et de prendre l’autobus

il n’y a plus de boucan pour me lever

quand assise ma cuisse contre la tienne le béton devient doux

la nuit s’illumine

et ta pupille fait ton oeil un cerceau gigantesque de pluie fine

notre amour confond les jours

s’essayant à garder l’habitude

à la main

3 commentaires:

marie deschênes a dit…

vous m'inviterez aux noces?

Julie Lacasse a dit…

Dame d'honneur oui!

Luzur Maurat a dit…

Hey!! WOw!!!!