c’est épuisée que j’arrive enfin à dire ce qui m’éventre comme des orgies de fleurs les mots nacrés en surface et qui recèlent du duveteux du moelleux tellement vastes bientôt ton corps entre mes mains je pourrai dormir
je poserai mes lèvres au sol en grande papesse des promesses
je nierai que la peau s’étire vers le bas et ne remonte plus
je nierai tout ce que façonne les grossesses
je te ferai plein de certificats
scellés par un baiser anodin
je chante ma voix depuis que certaines parcelles de vérité sont disparues
comme perdue dans un escalier de bois
avec des fêtes latines mystérieuses et des étages de lumière intimes
à ramasser des fleurs jaunes cette fois
à crier dans des quais de livraison
regarder par la vitre fêlée ce que nous n’aurons pas vécu ensemble
mais tout de même
à quelques coins de rue près
grosse de fatigue épuisée je nierai demain
ça ne se peut plus d’inventer l’argent et de prendre l’autobus
il n’y a plus de boucan pour me lever
quand assise ma cuisse contre la tienne le béton devient doux
la nuit s’illumine
et ta pupille fait ton oeil un cerceau gigantesque de pluie fine
notre amour confond les jours
s’essayant à garder l’habitude
à la main
3 commentaires:
vous m'inviterez aux noces?
Dame d'honneur oui!
Hey!! WOw!!!!
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